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BONNE LECTURE

Le pickleball, bien plus qu’un sport

  • Photo du rédacteur: Collège Charlemagne
    Collège Charlemagne
  • il y a 22 heures
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 heure





De gauche à droite : Sam-Luca Thifault, madame Laroque, madame Manseau, madame Giuliani et  Xavier Richard
De gauche à droite : Sam-Luca Thifault, madame Larocque, madame Manseau, madame Giuliani et Xavier Richard

Entretien avec mesdames Larocque, Manseau et Giuliani


Il suffit parfois d’une raquette, d’une petite balle jaune et d’un premier essai un peu improvisé pour qu’une nouvelle passion prenne toute la place. C’est exactement ce qui est arrivé à madame Lynn Giuliani, madame Caroline Manseau et madame Karine Larocque, trois collègues du primaire qui ont découvert, chacune à leur manière, le plaisir contagieux du pickleball.


Ce sport, de plus en plus populaire, mélange des éléments du tennis, du badminton et du ping-pong. Accessible et rassembleur, il a rapidement conquis leur cœur… au point de devenir un véritable rendez-vous dans leur quotidien.


Pour Lynn, tout a commencé par curiosité. « J’entendais de plus en plus parler de ce sport, sur Facebook, dans les médias, même dans des films. Un jour, j’ai décidé d’aller au Multisport près de chez moi, à Vaudreuil-Dorion, juste pour voir », raconte-t-elle. Elle se souvient avoir été accueillie chaleureusement par un couple. Après leur avoir demandé si elle pouvait simplement les regarder jouer, elle s’est plutôt retrouvée à recevoir une petite leçon privée. « Je me suis vraiment bien amusée. Ce qui m’a marquée, c’est la gentillesse des gens. »


Caroline, de son côté, avoue être arrivée sur le terrain avec quelques préjugés. « J’y allais un peu à reculons, en pensant que c’était surtout un sport pour les personnes âgées », dit-elle en riant. Mais cette impression n’a pas duré longtemps. « J’ai tout de suite eu la piqûre. J’ai tout aimé. L’essayer, c’est l’adopter. Simple comme ça. »


Pour Karine, l’intérêt était déjà bien présent. Amatrice de sports de raquette depuis sa jeunesse, elle avait envie d’essayer ce sport dont tout le monde semblait parler. Son premier contact avec le pickleball remonte à la période de la COVID, alors qu’elle avait réservé un terrain avec sa bulle familiale. « On ne connaissait pas vraiment les règlements, mais j’ai tout de suite aimé frapper cette balle trouée avec ma palette », se souvient-elle. Puis, quelque temps plus tard, Mme Giuliani l’a invitée à jouer avec elle. « C’est là que tout a commencé. »


Mesdames Giuliani et Laroque en pleine action, lors de la clinique de pickleball.
Mesdames Giuliani et Larocque en pleine action, lors de la clinique de pickleball.

Depuis, le pickleball est devenu bien plus qu’une simple activité physique. Pour les trois collègues, il s’agit d’un moment pour bouger, rire, décrocher et se retrouver. « Le jeu va vite, les parties durent environ 20 minutes, on est toujours en mouvement et frapper cette petite balle jaune, c’est vraiment satisfaisant », explique Lynn. Karine partage le même sentiment : « Pendant que je joue, j’oublie tout. Je ne pense qu’à la fameuse balle jaune. Je bouge, je ris, je m’amuse, et en même temps, j’ai envie de m’améliorer. »


Caroline y trouve aussi de nombreux bienfaits. « Ça travaille les réflexes, la concentration, l’endurance, mais il y a aussi les rencontres et le sentiment d’appartenance. Comme je partage cette passion avec quelques collègues, ça a renforcé nos liens. »


Ces liens sont d’ailleurs au cœur de leur expérience. Le pickleball leur a permis de se rapprocher entre collègues, au-delà du cadre professionnel. Leur passion commune les a même menées jusqu’en voyage. « Nous avons organisé une croisière ensemble parce qu’il y avait des terrains de pickleball sur le bateau », raconte Karine. « Jouer en plein cœur de l’océan Pacifique, c’était mémorable. » Lynn ajoute que cette passion lui a permis de se rapprocher de deux collègues, tandis que Caroline se souvient avec enthousiasme de leur groupe surnommé les « Pickleball besties ».


Sur le terrain, l’ambiance est à la fois conviviale et motivante. « On rit de nos erreurs, on s’encourage et même lorsque c’est compétitif, ça reste respectueux », explique Caroline. Karine décrit aussi un milieu où les gens s’entraident, peu importe leur niveau. « On peut jouer entre amis, réserver un terrain, ou encore se joindre à un club pour rencontrer des joueurs de tous les âges. »


Raquettes de pickleball
Raquettes de pickleball

L’un des grands avantages du pickleball, selon elles, est son accessibilité. Il n’est pas nécessaire d’être un athlète expérimenté pour s’amuser rapidement. « Les règles et les techniques sont assez simples. On peut apprendre, jouer et avoir du plaisir assez vite », souligne Karine. Caroline ajoute que le sport est peu coûteux : « Il faut seulement une raquette et de bons souliers de course. » Pour Lynn, c’est clair : « Peu importe l’âge ou la condition physique, tout le monde peut jouer. »


Cette passion a aussi modifié leur façon de décrocher du travail. Pour certaines, le pickleball a même remplacé d’autres activités comme la danse, le zumba ou les marches rapides. « Quand tu joues, tu ne penses à rien d’autre », dit Lynn. Karine parle même d’une « excellente thérapie », qui l’aide à se libérer l’esprit et à se recentrer. Caroline, elle, y voit un moyen de mieux gérer le stress : « Ça m’aide à garder une clarté mentale, une meilleure concentration et de la motivation. »


Au-delà du plaisir, le pickleball rejoint aussi des valeurs bien présentes au Collège Charlemagne : la persévérance, le dépassement de soi, la santé, le bien-être et le plaisir d’apprendre. Karine fait d’ailleurs un beau parallèle avec son rôle auprès des élèves. « Sur le terrain, je redeviens une élève. J’apprends, je travaille fort, je dois persévérer malgré certaines difficultés. Comme les enfants dans ma classe, je pourrais parfois avoir envie d’abandonner, mais je sais qu’on apprend tellement mieux en s’amusant. »


Elle a d’ailleurs eu la chance de partager cette passion avec ses élèves lors d’une activité d’initiation au pickleball. « C’était vraiment génial de leur faire découvrir mon sport au gymnase. J’espère leur avoir donné le goût de continuer à jouer. »


Alors, que diraient-elles à un collègue qui hésite encore à essayer? La réponse est unanime : il faut simplement se lancer. Le pickleball permet de bouger, de s’amuser, d’oublier ses soucis, de créer des liens et de prendre soin de soi, tout ça en même temps.


Et qui sait? Peut-être qu’après une seule partie, vous aurez vous aussi la piqûre. Parce qu’au fond, au pickleball comme à l’école, le plus important demeure le même : apprendre, persévérer, rire… et avoir du plaisir ensemble.


Voyez ou revoyez la clinique de pickleball de SOMX Pickleball qui s'est déroulée au Collège le mois passé, sur notre page Facebook.


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