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Bureau organisé

BONNE LECTURE

Une confiance construite au fil des défis

  • Photo du rédacteur: Collège Charlemagne
    Collège Charlemagne
  • il y a 5 minutes
  • 3 min de lecture

Il y a des rencontres qui prennent leur temps. Qui ne cherchent pas à impressionner, mais qui, tranquillement, laissent apparaître quelque chose de vrai. C’est un peu ce qui se passe lorsqu’on échange avec madame Néhémy Bélabe, enseignante en 5e année au primaire, lorsqu’elle me parle de sa passion pour le ballet.


Très vite, on comprend que la danse ne s’est pas imposée à elle du jour au lendemain. Elle a toujours été là. Comme un mouvement naturel qui l’accompagne depuis l’enfance. Elle se souvient avoir dansé, simplement, sans trop se poser de questions, comme si son corps savait déjà avant elle.


C’est toutefois au secondaire que cette passion prend une forme plus concrète, lorsqu’elle rejoint une troupe de danse. À ce moment-là, quelque chose s’ancre. Elle découvre non seulement le plaisir de danser, mais aussi une discipline dans laquelle elle excellait et pour laquelle elle avait une grande facilité, un talent naturel et elle pouvait être profondément elle-même.


Pour madame Bélabe, danser, ce n’est pas seulement exécuter des mouvements. C’est une sensation de liberté. Une façon de se déposer, de laisser tomber le reste. Sur scène, elle le dit avec une simplicité :

« Sur scène, c’est la vraie moi. Je ne craignais pas le jugement des autres sur scène. ».
Mme Bélabe - Collège Charlemagne
Madame Bélabe

Cette relation à la danse lui a permis de développer une confiance solide, construite au fil des répétitions, des spectacles et des défis. Elle apprend à apprivoiser le regard du public, à transmettre des émotions, à créer un lien invisible mais puissant avec ceux qui regardent. À ce moment-là, la danse devient un langage.


Un souvenir revient d’ailleurs avec une intensité particulière : celui d’un solo qu’elle avait elle-même chorégraphié. À la fin de sa performance, le public se lève. Puis on lui demande de remonter sur scène, de revivre un moment de sa danse. Une reconnaissance marquante, mais surtout une validation profonde de sa créativité et de sa place dans cet univers.



Ballet CCI
Photo de Kazuo otasur Unsplash

Au fil des années, le ballet lui a aussi offert bien plus que des moments de scène. Il lui a permis de mieux se connaître. De comprendre sa manière d’apprendre, notamment à travers le mouvement, et d’en tirer des bénéfices jusque dans son parcours scolaire. Il lui a appris à recevoir la critique, à s’ajuster, à progresser. Mais surtout, il lui a offert un espace pour se recentrer, pour traverser les périodes plus difficiles.


Encore aujourd’hui, même si la danse occupe une place différente dans son quotidien, elle reste bien présente. Elle influence sa façon d’enseigner, de créer des liens avec ses élèves, de rendre les apprentissages vivants. Elle cherche à insuffler dans sa classe cette même étincelle qu’elle a trouvée dans la danse : le plaisir, l’engagement, le désir de se dépasser.


Son implication dans des projets comme le spectacle de talents du Collège témoigne d’ailleurs de ce lien toujours vivant avec les arts et la scène. Elle y voit une occasion de révéler les forces des élèves, de leur offrir un espace pour s’exprimer autrement, comme elle a pu le faire elle-même.


Lorsqu’elle parle du ballet, elle évoque aussi ce lien étroit entre le corps et l’esprit. Une relation presque circulaire, où la confiance mentale permet au corps de se dépasser, et où le mouvement, à son tour, libère l’esprit. Une forme d’équilibre, difficile à expliquer, mais profondément ressentie.


Et puis, il y a cette idée, presque fascinante, du pouvoir de la danse. Celui de faire ressentir. De faire vibrer une salle entière, de provoquer des émotions, de capter l’attention sans dire un mot. Un pouvoir qu’elle ne cherche pas dans la vie de tous les jours, mais qu’elle découvre sur scène, le temps d’une performance.


Derrière tout ça, il reste un message simple, mais essentiel : celui de trouver ce qui nous passionne et ce qui nous fait du bien. Ce qui nous pousse à avancer, à nous dépasser, à croire en nous.


Pour madame Bélabe, le ballet a été tout ça à la fois.


Et on sent, en quittant la rencontre, que ce qu’elle souhaite transmettre à ses élèves dépasse largement les murs de la classe : peut-être juste cette capacité à trouver, un jour, quelque chose qui les fait se sentir aussi vivants.


Ballet CCI
Photo de Kazuo otasur Unsplash

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